La culture Tiwi s’est développée à l’écart du monde aborigène continental dans les îles de Bathurst et Melville, expliquant la singularité des pratiques cultuelles et artistiques qui s’y perpétuent : Les cérémonies Tiwis liées au rite de fertilité Kulama et au rite funéraire Pukumani sont ainsi inconnues des autres ethnies aborigènes.
Cette tête de lance associée au rite pukumani présente des traits communs avec les poteaux cérémoniels avec ses décorations en pigments naturels de teintes variées. On pense que cette lance féminine Tiwi, ornée de barbes de chaque côté fait ainsi allusion à la queue du crocodile ancestral Jerekepai, qui a d'abord appris aux Tiwis comment les tailler.
Les oeuvres de ce type montrent à la fois une profonde conscience du travail esthétique et la dimension religieuse dont elles procèdent : non seulement seuls les initiés de haut rang peuvent en posséder de pareilles mais c’est aussi à eux seuls qu’il est permis d’en réaliser.